Médicament à base de plantes traditionnellement utilisé pour le traitement des manifestations dépressives légères et transitoires.
| Marque | MENARINI |
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| Conseils d’utilisation | Adultes et personnes âgées 1 à 3 comprimés par jour, à répartir en 3 prises dans la journée. Population pédiatrique Il n’y a pas d’utilisation justifiée de MILDAC dans la population pédiatrique. Mode d’administration Voie orale. La prise doit être effectuée de préférence aux mêmes heures. Durée de traitement Les premiers effets surviennent dans les 4 premières semaines de traitement. Si les symptômes persistent au cours du traitement par ce médicament, un médecin doit être consulté. |
| Contre-indications | Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients En association avec les médicaments contenant les classes de substances thérapeutiques suivantes qui sont métabolisées par les cytochromes-P450-3A4, CYP2C9, CYP2C19, ou transportées par la glycoprotéine-P : · les anticonvulsivants métabolisés · itraconazole, isavuconazole, voriconazole · les contraceptifs estroprogestatifs et progestatifs · les immunosuppresseurs · les médicaments utilisés dans le traitement des infections par le virus du VIH ou de l’hépatite C (les inhibiteurs de protéases et autres) · les inhibiteurs des tyrosines kinases o irinotécan o vinca alkaloides · les antivitamines K · les inhibiteurs de protéases dans le traitement du VIH · les inhibiteurs de protéases dans le traitement de l’hépatite C · Autres substances : o la digoxine, o la théophylline (et, par extrapolation, aminophylline) o le vérapamil o le lurasidone o le voxilaprevir o le buspirone o la méthadone o le vismodeqib o fexofénadine, finastéride o étoposide o cyclophosphamide Ne doit pas être pris avec d’autres antidépresseurs. |
| Effets indésirables | Troubles gastro-intestinaux, réactions allergiques, asthénie et agitation. La fréquence est indéterminée. Chez les personnes à la peau claire, des réactions cutanées de type rougeurs ressemblant à des coups de soleil sont possibles lorsque la prise des préparations de millepertuis est suivie d’une exposition à la lumière du soleil. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr. |
| Interactions médicamenteuses | Induction enzymatique Le millepertuis est un inducteur enzymatique puissant, dont l’association à certains médicaments, notamment essentiels, peut être à l’origine d’une perte d’efficacité. Il existe un décalage tant à l’initiation du traitement qu’à son arrêt. En effet, cet effet apparait plusieurs jours après la prise des deux médicaments. L’activité enzymatique revient à un niveau normal sous environ une semaine après l’arrêt du millepertuis. Médicaments à l’origine d’un syndrome sérotoninergique Ces médicaments sont essentiellement représentés par : · le linézolide · le bleu de méthylène · le millerpertuis · la péthidine et le tramadol · la plupart des antidépresseurs · la classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, · certains tricycliques (clomipramine, amitriptyline, imipramine, trimipramine) · les mixtes (venlafaxine, milnacipran, sibutramine) · les indications autres que la dépression : atomoxétine, duloxétine, oxitriptan · les IMAO, essentiellement non sélectifs, voire les IMAO-A sélectifs Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l’apparition (éventuellement brutale) simultanée ou séquentielle, d’un ensemble de symptômes pouvant nécessiter l’hospitalisation, voire exceptionnellement entraîner le décès. Ces symptômes peuvent être d’ordre : · digestifs (diarrhée), · neuropsychiques (agitation, confusion, hypomanie), · moteurs (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité), · végétatifs (variations tensionnelles, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement coma). Le strict respect des doses préconisées constitue un facteur essentiel dans la prévention de l’apparition de ce syndrome. Associations contre-indiquées + Anticonvulsivants métabolisés (acide valproïque, ethosuximide, felbamate, fosphénytoïne, lamotrigine, oxcarbazépine, perampanel, phénobarbital, phenytoïne, primidone, retigabine, tiagabine, topiramate, valpromide, zonisamide) Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de l’efficacité de l’anticonvulsivant. + Antimycosiques (isavuconazole, itraconazole, voriconazole) Diminution des concentrations plasmatiques et de l’efficacité de ces médicaments. + Antivitamines K (acénocoumarol, fluindione, warfarine) Diminution des concentrations plasmatiques de l'antivitamine K, en raison de son effet inducteur enzymatique, avec risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (évènement thrombotique). En cas d'association fortuite, ne pas interrompre brutalement la prise de millepertuis mais contrôler l'INR avant puis après l'arrêt du millepertuis. + Buspirone Risque de diminution des concentrations plasmatiques de la buspirone par augmentation de son métabolisme par le millepertuis + Contraceptifs + Estroprogestatifs (dienogest, estradiol, éthinylestradiol) + Progestatifs (cyprotérone, desogestrel, dienogest, drospirenone, etonogestrel, lévonorgestrel, medroxyprogestérone, nomogestrel, norgestrmine, noréthisterone, norgestimate) Diminution des concentrations plasmatiques du contraceptif hormonal, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (survenue d'une grossesse). + Digoxine Diminution de la digoxinémie, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet, dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (décompensation d'une insuffisance cardiaque). En cas d'association fortuite, ne pas interrompre brutalement la prise de millepertuis mais contrôler les concentrations plasmatiques (ou l'efficacité) de la digoxine avant puis après l'arrêt du millepertuis. + Immunosuppresseurs (ciclosporine, everolimus, sirolimus, tacrolimus, temsitolimus) Diminution des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (rejet de greffe). + Inhibiteurs de protéases indiqués dans le traitement d’infections par le VIH (exemple : atazanavir, darunavir, fosamprenavir, indinavir, lopinavir, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, tipranavir) + Autres médicaments indiqués dans le traitement d’infections par le VIH (exemple : cobicistat, efavirenz, nevirapine, rilpivirine. Voir la section 4.3)) Diminution des concentrations plasmatiques de ces médicaments, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (baisse de l'efficacité antirétrovirale). En cas d'association fortuite, ne pas interrompre brutalement la prise de millepertuis mais contrôler les concentrations plasmatiques (ou l'efficacité) de ces médicaments avant puis après l'arrêt du millepertuis. + Inhibiteurs de protéases dans le traitement d’infections par le virus de l’Hépatite C (VHC) (exemple : lédispavir, daclatasvir, dasabuvir, sofosbuvir, velpatasvir) Diminution des concentrations plasmatiques de ces médicaments, en raison de l’effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d’efficacité voire d’annulation de l’effet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (baisse de l’efficacité antirétrovirale). En cas d’association fortuite, ne pas interrompre brutalement la prise de millepertuis mais contrôler les concentrations plasmatiques (ou l’efficacité) de ces médicaments avant puis après du millepertuis. + Médicaments antinéoplasiques: + Inhibiteurs des tyrosine kinases métabolisés (axitinib, bosutinib, cabozantinib, céritinib, cobimétinib, crizotinib, dabrafénib, dasatinib, erlotinib, gefitinib, ibrutinib, imatinib, lapatinib, nilotinib, osimertinib, palbociclib, pazopanib, ponatinib, ruxolitinib, sorafenib, sunitinib, vandétanib) + Etoposide + Vinca alcaloides Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de ces médicaments par augmentation de leur métabolisme par le millepertuis + Cyclophosphamide Risque d’accroître les concentrations en métabolites cytotoxiques et d’augmentation de la fréquence et sévérité des effets indésirables + Irinotécan Diminution des concentrations plasmatiques du métabolite actif de l’irinotécan avec risque d’échec du traitement cytotoxique. + Methadone Risque de diminution des concentrations plasmatiques avec réduction de l’efficacité de methadone par augmentation de son métabolisme par le millepertuis + Vismodégib Risque de diminution des concentrations plasmatiques de vismodégib + Lurasidone Diminution des concentrations plasmatiques de la lurasidone par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur. + Théophylline (et, par extrapolation, aminophylline) Diminution des concentrations plasmatiques de la théophylline, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (survenue d'un trouble ventilatoire obstructif). En cas d'association fortuite, ne pas interrompre brutalement la prise de millepertuis mais contrôler les concentrations plasmatiques (ou l'efficacité) du médicament associé avant puis après l'arrêt du millepertuis. + Ticagrelor Risque de diminution importante des concentrations plasmatiques de ticagrelor par augmentation de son métabolisme hépatique par le millepertuis, avec diminution de son effet thérapeutique. + Vérapamil Réduction importante des concentrations de vérapamil, avec risque de perte de son effet thérapeutique. + Voxilaprevir Risque de diminution importante des concentrations plasmatiques de voxilaprevir par augmentation de son métabolisme hépatique par le millepertuis, avec diminution de son effet thérapeutique |
| Précautions d’emploi | Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament. Durant le traitement avec ce médicament, les expositions prolongées aux radiations UV doivent être évitées. Les interactions entre le millepertuis et les autres spécialités pharmaceutiques sont listées dans la section 4.5. Population pédiatrique En l’absence de données disponibles dans cette population, l’utilisation chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans est déconseillée. |
| RCP | https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/medicament/61930096/extrait#tab-rcp |
Millepertuis (Hypericum perforatum L.) (extrait sec quantifié de sommité fleurie de) : 312 mg
Quantifié :
· à 0.1 à 0.3 % d’hypéricines totales exprimées en hypéricine,
· au minimum 6 % de flavonoïdes (correspondant à minimum 1.5 % de rutine)
· au maximum 6 % d’hyperforine.
· Solvant d’extraction : méthanol à 80% V/V.
· Rapport drogue/extrait natif : 3-7:1
Pour un comprimé enrobé.
Excipient à effet notoire : lactose.