| Marque | ARKOPHARMA |
|---|---|
| Conseils d’utilisation | Voie orale. Avaler la gélule avec un grand verre d'eau. Adultes : 2 gélules matin et soir. La prise doit être effectuée de préférence aux mêmes heures. La durée du traitement est de 6 semaines. L’effet survient généralement dans un délai de 4 semaines. Si vous ne ressentez aucune amélioration ou si vous vous sentez moins bien après 15 jours, consultez un médecin. |
| Contre-indications | Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients En association avec : · Les anticonvulsivants métabolisés, · Les antivitamines K, · Les contraceptifs estroprogestatifs et progestatifs, · La digoxine, · Les immunosuppresseurs, · Les inhibiteurs des tyrosine-kinases, · Les inhibiteurs de protéases, · L'irinotécan, · Le télaprévir, · La théophylline (et, par extrapolation, aminophylline), · Le vérapamil. |
| Effets indésirables | Les effets indésirables sont répertoriés ci-dessous, en fonction de la nature de l'affection et de leur fréquence. Affections qastro-intestinales Fréquence indéterminée : troubles gastro-intestinaux (tels que nausées, douleurs abdominales, diarrhée). Affections de la peau et du tissu sous-cutané Fréquence indéterminée : réactions cutanées de type allergique. Chez les personnes à peau claire, des réactions cutanées telles que par exemple des rougeurs semblables a un coup de soleil peuvent se manifester après une exposition prolongée au soleil. Affections du système nerveux Fréquence indéterminée : état de fatigue ou d'agitation, paresthésie. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr. |
| Interactions médicamenteuses | Les interactions pharmacocinétiques connues avec le millepertuis résultent d'une induction de certaines isoenzymes du cytochrome P450 (CYP3A4, CYP2C9, CYP2C19) et de l'expression de la P-glycoproteine (protéine de transport), impliquées dans le métabolisme de certains médicaments. L'induction enzymatique peut persister pendant 1 semaine après I' arrêt de la prise de millepertuis. Associations contre-indiquées + Anticonvulsivants métabolisés (acide valproïque, éthosuximide, felbamate, fosphénytoïne, lamotrigine, oxcarbazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone, retigabine, tiagabine, topiramate, valpromide, zonisamide) : Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de l'anticonvulsivant. + Antivitamines K : Diminution des concentrations plasmatiques de l'antivitamine K, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité, voire d'annulation de l'effet, dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (évènement thrombotique). En cas d'association fortuite, ne pas interrompre brutalement la prise de millepertuis mais contrôler I'INR avant puis après l'arrêt du millepertuis. + Contraceptifs (estroprogestatifs, progestatifs) : Diminution des concentrations plasmatiques du contraceptif hormonal, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité, voire d'annulation de l'effet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (survenue d'une grossesse). Cette diminution des concentrations plasmatiques peut également entrainer une augmentation des métrorragies rendant plus difficile Ie contrôle des grossesses (risque de grossesse non désirée). Chez la femme, en cas d'administration concomitante avec des contraceptifs hormonaux, d'autres moyens de contraception doivent être utilisés. + Digoxine : Diminution de la digoxinémie, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité, voire d'annulation de l'effet, dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (décompensation d'une insuffisance cardiaque). En cas d'association fortuite, ne pas interrompre brutalement la prise de millepertuis, mais contrôler les concentrations plasmatiques (ou l'efficacité) de la digoxine avant puis après l'arrêt du millepertuis. + Immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus) : Diminution des concentrations sanguines de I'immunosuppresseur, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse de l'efficacité voire d'annulation de l'effet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (rejet de greffe). + Inhibiteurs de protéases (amprénavir, atazanavir, darunavir, fosamprénavir, indinavir, lopinavir, nelfinafir, ritonavir, saquinavir, tipranavir) : Diminution des concentrations plasmatiques de I'inhibiteur de protéase, en raison de I'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité, voire d'annulation de I'effet, dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (baisse de l'efficacité de I'antirétroviral). En cas d'association fortuite, ne pas interrompre brutalement la prise de millepertuis, mais contrôler les concentrations plasmatiques (ou I'efficacité) de I'inhibiteur de protéase avant puis après l'arrêt du Millepertuis. + Inhibiteurs des tyrosine-kinases (dasatinib, erlotinib, gefitinib, imatinib, lapatinib, pazopanib, sorafenib, sunitinib) : Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de I'inhibiteur de tyrosine kinase, par augmentation de son métabolisme par Ie millepertuis. + Irinotécan : Diminution des concentrations plasmatiques du métabolite actif de I'irinotécan avec risque d'échec du traitement cytotoxique. + Télaprévir : Risque de diminution très importante des concentrations de télaprévir. + Theophylline (et, par extrapolation, aminophylline) : Diminution des concentrations plasmatiques de la théophylline, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité, voire d'annulation de I'effet, dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (survenue d'un trouble ventilatoire obstructif). En cas d'association fortuite, ne pas interrompre brutalement la prise de millepertuis, mais contrôler les concentrations plasmatiques (ou l'efficacité) du médicament associé avant puis après l'arrêt du millepertuis. + Vérapamil : Réduction importante des concentrations de vérapamil, avec risque de perte de son effet thérapeutique. Associations déconseillées + Amitriptyline : Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de I'amitriptyline. + Benzodiazépines : Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité des benzodiazépines. + Carbamazépine : Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de I'efficacité de la carbamazépine. + Cyprotérone : Diminution de I'efficacité du progestatif, par augmentation de son métabolisme hépatique par Ie millepertuis. + Dronédarone : Diminution importante des concentrations de dronédarone par diminution de son métabolisme, sans modification notable du métabolite actif. + Fexofénadine : Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de I'efficacité de la fexofénadine. + Finastéride : Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de I'efficacité de la finastéride. + Ivabradine : Risque de diminution de I'efficacité de I'ivabradine, par augmentation de son métabolisme par Ie millepertuis. + Méthadone : Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de I'efficacité de la méthadone. + Simvastatine : Diminution de I'efficacité de I'hypochloestérolémiant par augmentation de son métabolisme hépatique par le millepertuis. + Télithromycine : Diminution des concentrations plasmatiques de la télithromycine, avec risque d'échec du traitement anti-infectieux, par augmentation du métabolisme hépatique de la télithromycine par le millepertuis. + Ulipristal : Risque de diminution de l'effet de I'ulipristal, par augmentation de son métabolisme hépatique par I'inducteur. + Aripiprazole : Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de l'aripiprazole. Associations faisant l'objet de précautions d'emploi + IMAO non sélectifs (iproniazide, nialamide) : Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique. Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. + IMAO-A sélectifs, y compris linézolide et bleu de méthylène (moclobémide, toloxatone) : Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique. Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. + Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (citalopram, escitalopram, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline, aripiprazole), buspirone ou triptans : Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique. Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. + Propafénone : Diminution des concentrations plasmatiques de la propafénone par augmentation de son métabolisme hépatique par le millepertuis. Surveillance clinique et ECG. S'il y a lieu, adaptation de la posologie de la propafénone pendant l'association et après l'arrêt du millepertuis. + Aripiprazole : Des cas de syndrome sérotoninergique ont été rapportés chez des patients traités par l'aripiprazole et des signes et des symptômes pouvant être liés à un syndrome sérotoninergique peuvent survenir notamment en cas d'administration concomitante avec des médicaments augmentant le niveau de sérotonine tel que le millepertuis. Associations à prendre en compte + Antisécrétoires inhibiteurs de la pompe à protons : Risque d'inefficacité du traitement antisécrétoire par diminution de son métabolisme par le millepertuis. + Midazolam : Risque de diminution des concentrations plasmatiques de midazolam par le millepertuis. En cas de chirurgie programmée, de possibles interactions avec les anesthésiques locaux ou généraux doivent être recherchées. Si besoin, Ie médicament à base de millepertuis sera interrompu. Les patients prenant d'autres médicaments sur prescription doivent consulter un médecin ou un pharmacien avant de prendre du millepertuis. |
| Précautions d’emploi | Un avis médical est nécessaire : · avant de débuter le traitement pour les patients en cours de traitement par d'autres médicaments, · en cas de persistance ou d'aggravation des symptômes cliniques ou en cas d'apparition d'idées suicidaires. L'utilisation du millepertuis est déconseillée pendant la grossesse quel qu'en soit le terme et chez la femme en âge de procréer n'utilisant pas de mesure contraceptive . Durant le traitement avec ce médicament, les expositions prolongées aux radiations UV doivent être évitées. Par ailleurs, bien que les extraits de millepertuis soient utilisés depuis de nombreuses années, il n'existe aucune étude clinique ayant inclus des patients atteints d'insuffisance hépatique ou rénale. Par conséquent, AKOGELULES MILLEPERTUIS doit être utilisé avec prudence chez ces patients et uniquement sous contrôle médical. Population pédiatrique En I' absence de données dans cette population, l'utilisation chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans est déconseillée. |
| RCP | https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/medicament/60448702/extrait#tab-rcp |
| Âge | Adulte |
Composition du médicament Pour une gélule : Millepertuis (Hypericum perforatum L.) (extrait sec de la sommité fleurie de) : 175 mg. Pour la liste complète des excipients, consulter : La notice de « Arkogélules® Millepertuis, gélule ».