
Ce médicament est indiqué dans le traitement de la dépendance tabagique afin de soulager les symptômes du sevrage nicotinique, notamment, les envies irrésistibles de fumer chez les sujets désireux d'arrêter leur consommation de tabac.
Une prise en charge adaptée favorise le taux de succès d'arrêt du tabac.
| Marque | NICORETTE | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Conseils d’utilisation | - Réservé à l'adulte. Chez les sujets de moins 18 ans, ce médicament ne doit pas être utilisé sans une prescription médicale. - Le nombre de comprimés à utiliser chaque jour dépend de votre dépendance à la nicotine qui peut être évaluée au moyen du test de Fagerström. - Le traitement de la dépendance à la nicotine se fait habituellement en 2 phases. 1ère phase : Prenez un comprimé chaque fois que l'envie de fumer apparaît. Si vous êtes faiblement ou moyennement dépendant à la nicotine (score au test de Fagerström de 3 à 6), prenez un comprimé sublingual toutes les 1 à 2 heures jusqu'à 8 à 12 comprimés par jour. Si vous êtes fortement ou très fortement dépendant à la nicotine (score au test de Fagerström de 7 à 10), prenez 2 comprimés par heure, jusqu'à 16 à 24 comprimés par jour, sans dépasser 30 comprimés par jour. La durée de cette phase est d'environ 3 mois, mais peut varier en fonction de la réponse individuelle. 2ème phase : Quand l'envie de fumer est complètement surmontée, réduire progressivement le nombre de comprimés par jour. Le traitement sera arrêté lorsque la consommation est réduite à 1 à 2 comprimés par jour. Les envies irrésistibles à reprendre une cigarette peuvent se manifester à nouveau, conserver les comprimés non utilisés. Durée du traitement : La durée totale du traitement ne doit pas dépasser 6 mois. Cependant, une durée du traitement plus longue peut être nécessaire pour quelques « ex-fumeurs » afin d'éviter la rechute. En cas de difficulté à arrêter ce médicament, consultez votre médecin. Mode d'administration : Voie buccale. Placez le comprimé sublingual sous votre langue (ou entre joue et gencive) et laissez-le se dissoudre lentement pendant environ 30 minutes. Attention! le comprimé sublingual ne doit être ni avalé ni croqué. Mode d'emploi pour les plaquettes accompagnées d'un distributeur (accompagné des schémas correspondants) : La plaquette a été spécialement étudiée pour rendre difficile l'extraction des comprimés sublinguaux par les enfants. Etape 1 : 1. ouvrez le distributeur; 2. introduisez la plaquette contenant les comprimés dans le distributeur côté plat en dessous; 3. fermez le distributeur et assurez-vous qu'il soit bien fermé. Etape 2 : 4. tournez le disque jusqu'à ce que vous entendiez un petit déclic; 5. assurez-vous qu'une des encoches du disque est bien positionnée, juste en face du triangle gravé sur le distributeur; 6. un comprimé sublingual est alors en bonne position pour être correctement extrait. Etape 3 : 7. exercez une forte pression sur le bouton poussoir afin d'extraire un comprimé sublingual et placez-le sous la langue; 8. pour obtenir un autre comprimé, répétez les opérations à partir du point 4.
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| Contre-indications | · Hypersensibilité à la nicotine ou à l'un des excipients · Enfant de moins de 12 ans · Non-fumeurs | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Effets indésirables | Effets liés à l'arrêt du tabac Différents symptômes sont associés aux modifications des habitudes de consommation de tabac, et ce quels que soient les moyens de sevrage utilisés. Il peut s'agir d'effets émotionnels ou cognitifs tels que dysphorie ou humeur dépressive ; insomnie ; irritabilité, frustration ou colère ; anxiété ; problèmes de concentration ; et agitation ou impatience. Il peut également s'agir d'effets physiques tels qu'une baisse de la fréquence cardiaque ; augmentation de l'appétit ou prise de poids ; étourdissements ou symptômes de présyncope ; toux ; constipation ; saignements gingivaux ou aphtes ; ou rhinopharyngite. De plus, et cela est cliniquement significatif, le besoin de nicotine peut entraîner des envies irrésistibles de fumer. NICORETTE MICROTAB peut entraîner des effets indésirables similaires à ceux observés avec la nicotine administrée par d'autres modes, ces effets sont dose-dépendants. La plupart des effets indésirables rapportés apparaissent dans les 3 ou 4 premières semaines après le début du traitement. Dans les premiers jours du traitement, une irritation de la bouche ou de la gorge peuvent apparaître. Presque tous les patients s'habituent rapidement à ces effets après quelques jours. Les réactions allergiques (dont les symptômes d'anaphylaxie) surviennent rarement au cours du traitement avec NICORETTE MICROTAB Les effets indésirables associés aux formulations de nicotine orales identifiées durant les essais cliniques et après la mise sur le marché sont présentés ci-dessous. La catégorie de fréquence a été estimée d'après les essais cliniques pour les effets indésirables identifiés après la mise sur le marché. Très fréquents (≥ 1/10); fréquents (≥ 1/100, < 1/10); peu fréquents (≥ 1/1 000, < 1/100); rares (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rares (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles).
* Des cas de convulsions ont été rapportés chez des sujets prenant un traitement anticonvulsivant ou ayant des antécédents d'épilepsie. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Interactions médicamenteuses | Aucune interaction cliniquement significative n'a été établie avec certitude entre la thérapie de substitution nicotinique et d'autres médicaments. Cependant, la nicotine pourrait augmenter les effets hémodynamiques de l'adénosine, à savoir augmentation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, et également augmenter la réaction douloureuse (douleur thoracique de type angine de poitrine) provoquée par l'administration d'adénosine. Pour plus d'informations sur la modification du métabolisme de certains médicaments lors de l'arrêt du tabac, 4. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précautions d’emploi | Les bénéfices de l'arrêt du tabac sont plus importants que les risques associés à l'usage correct du traitement de substitution nicotinique (TSN). Une évaluation du rapport bénéfice/risque doit être faite par un professionnel de santé qualifié pour les patients présentant les pathologies suivantes: · Maladies cardio-vasculaires: les fumeurs dépendants présentant un antécédent récent d'infarctus du myocarde, d'angor instable ou s'aggravant, notamment d'angor de Prinzmetal, d'arythmies cardiaques sévères, d'accident vasculaire cérébral et/ou souffrant d'hypertension non contrôlée doivent être encouragés à arrêter de fumer par des méthodes non pharmacologiques (un programme d'accompagnement par exemple). En cas d'échec, NICORETTE MICROTAB peut-être envisagé, cependant, en raison du nombre limité de données relatives à la sécurité d'emploi dans ce groupe de patients, cela ne peut intervenir que sous surveillance médicale étroite. · Diabète: il est recommandé aux patients souffrant de diabète de surveiller plus étroitement leur glycémie lorsqu'ils arrêtent de fumer et qu'une thérapie de remplacement de la nicotine est mise en place car la libération de catécholamines induite par la réduction des apports de nicotine peut affecter le métabolisme des glucides. · Réactions allergiques: sensibilité aux œdèmes de Quincke et à l'urticaire. · Insuffisance rénale et hépatique: utiliser avec précaution chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique modérée à sévère et/ou d'insuffisance rénale sévère car la clairance de la nicotine et de ses métabolites peut être réduite, ce qui peut augmenter le risque d'effets indésirables. · Phéochromocytome et hyperthyroïdie non contrôlée: utiliser avec précaution chez les patients souffrant d'hyperthyroïdie non contrôlée ou de phéochromocytome car la nicotine provoque la libération de catécholamines. · Troubles gastro-intestinaux: chez les patients souffrant d'œsophagite ou d'ulcères gastriques ou peptiques, la nicotine peut exacerber les symptômes, et les traitements oraux de substitution nicotinique doivent être utilisés avec précaution. · Convulsions: utiliser avec précaution chez les sujets sous traitement anticonvulsivant ou ayant des antécédents d'épilepsie car des cas de convulsions ont été rapportés en association avec la nicotine Population pédiatrique Danger pour les enfants: Les doses de nicotine tolérées par les fumeurs peuvent provoquer une intoxication sévère, voire mortelle, chez les enfants Ne pas laisser les produits contenant de la nicotine à un endroit où ils pourraient être manipulés ou ingérés par des enfants Transfert de dépendance: Un transfert de dépendance peut apparaître, mais à la fois moins nocif et plus facile à combattre que la dépendance au tabac. Arrêt du tabac: Les hydrocarbures aromatiques polycycliques présents dans la fumée du tabac provoquent le métabolisme des médicaments métabolisés par le CYP 1A2. L'arrêt du tabac peut provoquer le ralentissement du métabolisme de ces médicaments, et par conséquent une augmentation de leur concentration dans le sang. Cela peut avoir une importance clinique pour les produits dont la marge thérapeutique est étroite, par exemple la théophylline, la tacrine, la clozapine et le ropinirole. Les concentrations plasmatiques d'autres médicaments métabolisés en partie par le CYP1A2, par exemple l'imipramine, l'olanzapine, la clomipramine et la fluvoxamine, peuvent également augmenter lors de l'arrêt du tabac, mais on manque de données à ce sujet et on ignore la portée clinique éventuelle de cet effet pour ces médicaments. Les données limitées disponibles indiquent que le métabolisme de la flécaïnide et de la pentazocine pourrait également être induit par la consommation de tabac. NICORETTE MICROTAB contient 84,5 mg de betadex (β-cyclodextrine) par comprimé. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| RCP | https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/medicament/65735898/extrait#tab-rcp | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Âge | Adulte | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Certains signes traduisent un sous-dosage. Si vous ressentez, malgré le traitement, une sensation de "manque" comme notamment :
- besoin impérieux de fumer,
- irritabilité, troubles du sommeil,
- agitation ou impatience,
- difficulté de concentration
Consultez votre médecin ou votre pharmacien. En effet il est peut être nécessaire de modifier la posologie du médicament.
- Certains signes peuvent traduire un surdosage: en cas d'apparition de signes de surdosage, c'est-à-dire :
- nausées, douleurs abdominales, diarrhée,
- hypersalivation,
- sueurs, céphalées, étourdissement, baisse de l'audition,
- faiblesse générale,
Il est impératif d'adapter le traitement en vous aidant de l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.
En cas de doute ne pas hésiter à demander l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.